26
mar
2007
Seigneurs, maîtres et châtelains de Jacou dans l'Hérault. |
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| Écrit par Pompei | ||||||
| 26-03-2007 | ||||||
Page 2 sur 4 Le premier de ces seigneurs, qui nous concerne, est Guillaume de la Croix (1). Fils de Jean de la Croix et de Judith de Pierrefort de la Roue, il naquit en 1430. Installé à Montpellier en 1458, armateur, marchand d'épices, il est souvent en affaires avec Jacques Cœur. A son activité de marchand vient s’ajouter en 1469 celle de changeur. Quatre ans plus tôt, il fut désigné consul de la ville. Tache qui lui sera à nouveau dévolue en 1474. Devenu conseiller financier du roi Louis XI, trésorier de l’extraordinaire des guerres en 1473, seigneur de Clapiers, il est Président de la Cour des Aides le 3 juin 1487, Charles VIII étant roi. L’année suivante il achète les juridictions de Saint Brés et de Lunel – Viel. Cinq ans plus tard, en novembre 1493 il devient Gouverneur et Sénéchal de Montpellier. L'année suivante, il sera amené à mater une révolte des étudiants mécontents du fonctionnement de l'Université. A treize reprises, de 1476 à 1500, il sera en charge des Etats du Langu edoc. La vie familiale de Guillaume de la Croix, sera aussi bien remplie que professionnellement et politiquement. En 1458, il épouse Françoise de Cézelli, dame de Saint Aunés, qui lui donnera six enfants. Le 18 septembre 1476 il se lie « par contrat » à Belette Bossavin (2). De cette seconde union, naissent quatre nouveaux enfants, Pierre, Guillerme, Louise et Jeanne. Guillaume, s’éteignit à 72 ans, le 15 mai 1502. Il fut inhumé dans l’église des Cordeliers à Montpellier. L’aîné des garçons, né du second mariage de Guillaume de la Croix, entre dans la lignée des personnages dont l’histoire rejoint celle de Jacou. En effet, Pierre est seigneur de Teyran , Jacou et Montvilla, coseigneur de Lunel-Viel et viguier de Béziers. Décédé en 1522, inhumé au couvent des Dominicains de Montpellier, il avait épousé Françoise de Sarrus. D’elle étaient nés cinq garçons, Antoine, Jean, Michel, Segondin, Théodore et une fille Marguerite. De ces six descendants, trois s’intègrent à leur tout dans notre historique. Antoine qui, succédant à son père, devient seigneur de Lunel - Viel et de Jacou. Son frère Jean, seigneur de Teyran qui épouse Catherine de La Volhe, dont l’unique fille Françoise, dame de Teyran, sera mariée le 22 juillet 1592 au procureur général de la Cour des Aides de Montpellier, Pierre Bocaud (3). A la mort d’Antoine, c’est l’avant dernier des garçons, Segondin qui prend le titre de seigneur de Jacou (4). Dans sa visite des belles résidences des environs de Montpellier, Albert Leenhardt consacre, dans l’ouvrage qu’il publie en 1932, cinq pages au château de Jacou. Fidèle et objectif narrateur de ce qu’il découvre lors de ses visites, Leenhardt relève, dans les jardins du parc, une inscription en latin. Ce texte indique que le domaine fut acquis en 1460 par Rolin Bocaud (5) et son château construit en 1618 par son arrière petit neveu, Pierre de Bocaud. Le roi Charles VIII étant décédé, en 1498, sans héritier, son cousin le duc d’Orléans lui succède sous le nom de Louis XII. Monté sur le trône, le nouveau monarque maintient dans leurs emplois et fonctions, la majorité des grands commis du royaume nommés au cours du règne de son oncle. C’est ici que l’on découvre, le procureur Rolin et son frère Jean au poste d’huissier. Vient ensuite un autre Jean de Bocaud, régent de la Faculté de Médecine, époux de Catherine Perdrier, mort en 1561. Successeur de Pierre de La Croix au château de Teyran, quand éclatent les guerres de religion et qu’à Montpellier, églises et couvents sont victimes des pillages, Jean de Bocaud fait secrètement ramener les restes funéraires de son prédécesseur. Noble geste s’il en est, compte tenu que lui même avait demandé : « qu’à l’heure voulue par Dieu je sois inhumé à la façon de l’Eglise Réformée .»
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