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A Jean de Bocaud, succède son fils, qui lui aussi se prénomme Jean. Procureur général de la Cour des Aides de Montpellier, il est député et officier du roi. Nous sommes sous le règne de Henri IV (1553 – 1610). En cette année 1592, le roi est en guerre contre les calvinistes et l’argent, nerf de la guerre, fait cruellement défaut. Aussi, Henri IV confie-t-il au duc de Montmorency, en charge du gouvernement du Languedoc, de réunir les Etats Royalistes pour récolter des fonds. Jaloux de leur indépendance décisionnelle et de la confidentialité des débats qui s’engagent lors de la rencontre qui se tient à Montagnac, ils en refusent la participation de Jean de Bocaud, au motif de sa qualité d’officier du roi.
Henri IV, assassiné par Ravaillac en 1610, son fils deviendra roi sous le nom de Louis XIII. Louis, étant mineur à la mort de son père, sa grand-mère Jeanne d’Albret, assure la régence. Femme intelligente et énergique, désireuse de ramener la paix dans le royaume, elle prend acte des doléances formulées par les protestants. Elle s’applique à édicter des directives d’apaisement et charge d’en surveiller l’application en Bas Languedoc et le Vivarais, aux sieurs Caumartiu, de Vignoles et de Bocaud. Ce dernier, sera encore chargé en 1612 de recevoir les plaintes des protestants de Saint Bauzille de Putois, qui souhaitent jouir librement de leur temple et du droit d’exprimer leur foi.
Pierre de Bocaud
Fils du précédent, il occupe la fonction de Président de la Cour des Aides en 1605. Protestant en 1618 quand les religionnaires prennent Montpellier, il abjure le protestantisme et rejoint les catholiques lorsque en 1624, Louis XIII rend la ville à ces derniers. Sa conversion semble évidente, puisque propriétaire d’un hôtel particulier, sis rue Salle l’Evêque à Montpellier, il y reçoit à deux reprises, en 1636 et en 1642, le Cardinal de Richelieu. En 1618, Pierre décide la construction du château de Jacou.
Philippe de Bocaud, fils du précédent, succède en 1646 à son père au poste de Président de la Cour des Comptes et Aides.
Hercule de Bocaud, fils du précédent, lui aussi Président de la Chambre des Comptes de Montpellier, Conseiller d’Etat, signe en 1694, les documents, du titre de Seigneur de Teyran, Clapiers, Viviers et Jacou. Père de deux enfants, un garçon Jean et une fille Renée, il décède en 1734.
Jean de Bocaud, fils du précédent, il est Président à la Cour des Comptes, Aides et Finances, en 1712. Epouse de Baschy du Cayla, dont il aura deux filles. L’aînée deviendra Mme de Nigry. Elle n’aura pas d’enfant. La cadette, elle deviendra Mme de Masclary et qui aura un fils, Marie – Thomas de Masclary. Jean de Bocaud aura également deux garçons, François et Thomas – Marie – Catherine. Il décède en 1752.
François de Bocaud, fils du précédent. Epouse le 20 juin 1749 Marie – Anne - Marguerite de Pascal de Saint Félix. Il meurt, sans laisser d’héritier, la même année que son père, n’ayant pas été, de ce fait, « chef de maison ».
Baschy de Cayla, veuve de Jean de Bocaud, assurera la « régence » de la mort de son époux, au lendemain du mariage de leur fils Thomas – Marie - Catherine.
Thomas – Marie – Catherine de Bocaud, né en 1723 est le frère de François. Chevalier non profès de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem, Président à la Cour des Comptes, Aides et Finances. Il épouse le 16 janvier 1754 Jeanne – Marie – Emilie de Guignard de Saint Priest. Comme son frère, il ne laisse pas d’héritier et s’éteint, le 7 juillet 1788, à l’âge de 65 ans. Il sera inhumé en l’église Saint Mathieu, à Montpellier. Dans la chapelle dédiée à la Vierge, sur la pierre tombale de ce seigneur, est inscrit :
Ici repose Messire Thomas Marie de Bocaud Chevalier non profès de l’ordre de Saint - Jean de Jérusalem
Décédé le VII juillet MDCCLXXXVIII âgé de LXV ans
« digne de mémoire par les qualités de son âme douce et bienfaisante remplie d’honneur et de religion, d’une piété austère et d’une noble simplicité, cher à ses concitoyens auxquels il fut constamment utile, mais digne surtout d’être rappelé au souvenir des fidèles par sa vie édifiante et les vertus chrétiennes qu’il a si bien pratiquées jusqu’au dernier jour. La tendresse conjugale s’est honorée de lui offrir ce témoignage de respect, d’attachement et de reconnaissance. Priez pour lui et pour son épouse. »
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